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NIGUN ET PROPHETIE


Rabbi Israel Ber Odesser tenant la guitare de Rabbi Shlomo Carlebach Invité dernièrement a donner une conférence sur ma musique, le titre de la conférence m'est venu aux lèvres sans réflexion préalable: Nigun, improvisation et prophétie. Sa préparation m'a mené a réfléchir sur tous les aspects de ma musique et a analyser profondément pourquoi l'improvisation est si primordiale pour moi et en quoi cette facon de faire de la musique est liée a la prophétie. J'ai du aussi relire des passages de la Bible décrivant le phénomène prophétique et les paroles de certain prophètes tels Shmuel (Samuel), Yona (Jonas) ou Yeshayahu (Isaie).
Je pense que la prophétie est la vocation de tout homme quelle que soit sa religion et je suis persuadé que tous expérimentent des phénomènes prophétiques le plus souvent sans le savoir.
Pour moi l'essence du judaïsme est la prophétie et il nous échoit a nous autres habitants de la Terre d'Israël et de la ville sainte de Jérusalem d'oeuvrer en priorité a redécouvrir ces phénomènes a les remettre au centre de notre culture, a éduquer nos enfants pour en faire rien moins que des prophètes.
Je pense que le hassidisme, la voie spirituelle ouverte par le Baal Shem tov avait pour vocation de ressusciter l'esprit prophétique et de ramener le peuple d'Israël sur sa Terre, ou la seulement une culture prophétique est réalisable a l'échelle nationale.
L'arrière petit fils du Baal Shem Tov le Saint
Rabbi Nahman de Braslav est sans doute celui qui est allé le plus loin sur cette voie aussi n'est-il pas étonnant que la musique et la Terre d'Israël dans leur liaison avec la prophétie occupent une place centrale dans ses enseignements.
Un autre grand Maitre du judaïsme ayant vécu plusieurs siecles avant Rabbi Nahman a aussi recherché ardemment l'esprit prophétique et a beaucoup écrit sur le sujet,
Rabbi Moshé ben Maimon dit le Rambam. J'ai placé sur cette page plusieurs de ses textes sur la prophétie. Enfin je présenterai l'oeuvre de trois personnes qui a mes yeux sont des prophètes du XXe siècle:


Rabbi Israel Ber Odesser - Mon Maitre Rabbi Israël Ber Odesser, disciple de Rabbi Nahman de Braslav,




L'ecrivain Albert Cohen - l'écrivain Albert Cohen




Le psychiatre Henri Baruk - le psychiatre Henri Baruk.



- Yoel Taieb -

Tous les textes © Yoel Taieb, mais vous pouvez librement les réimprimer à condition de mentionner que j'en suis l'auteur et l'adresse de mon site http://www.nigun.info


J'ai choisi pour illustrer cette page une de mes compositions inedites
- Chanuka Nigun



Les lois concernant le prophéte et la prophétie
Extraits du Mishne Torah Par le Rambam, Rabbi Moshe Ben Maimon (Maimonide)


Trois prophetes du XXe siecle:

- Rabbi Israel Ber Odesser
- Albert Cohen
- Henri Baruk


- Rabbi Israel Ber Odesser

Selection de lettres du Ibe Hanah'al
(tome 1 et tome 2).

Recueil de lettres ecrites par Rav Israel Ber Odesser au President de l'Etat d'Israel: Shneor Zalman Chazar. Rabbi Israel
  et Zalman Chazar

  • Liste des lettres: -1 -1 bis -2 -3 -4 -5 -6 -7 -8 -9 -10 -11 -12 -13 -14 -15 -16
    -17
    • lettre 1
      (Lettre extraite de la correspondance de Rabbi Israël Ber Odesser avec le Président de l'Etat d'Israël, Zalman Shazar publiée sous le titre Ibe Hanachal, traduite en français et consultable sur le site na-nah.info) …Et ne te désintéresses pas de ta chair. Ne fermes pas tes yeux pour ne pas avoir pitié de ton corps. Car l'homme doit avoir une grande pitié pour son propre corps et l'associer à tout ce que l'âme perçoit. Il faut que le corps aussi y soit mêlé. Car l'âme de chaque homme, voit et atteint constamment des perceptions extrêmement élevées, du point de vue spirituel. Mais si le corps ne s'est pas purifié, qu'il est par trop insolent car rempli de passions, il n'en aura aucune connaissance, comme il est écrit: "Les chiens sont rustres". Dans un tel cas l'âme ne peut point se rapprocher du corps, afin de le faire profiter de ses perceptions. Aussi faut-il avoir une immense pitié pour le corps, veiller à le purifier dans un degré qui permettra à l'âme de pouvoir lui transmettre ses constantes perceptions et visions. Comme il est écrit, " ma chair me permettra de contempler le divin". Le corps ne sera plus un obstacle, mais deviendra une aide précieuse pour percevoir le divin. C'est alors par le biais du corps physique que tout l'être percevra les visions que l'âme pour sa part reçoit continuellement. Et par les sons de sainteté se réalise le processus de purification du corps, en s'adressant à Dieu avec des chants, des supplications des soupirs de languissements, par les sons du shoffar et autres voix de saintetes, comme il est ecrit: "Par la voix de mes soupirs, je suis moi-même collé à mon âme". Moi-même, c'est mon âme, lorsqu'on dit "Je", c'est l'âme qui est censée s'exprimer car elle constitue l'essence de l'homme, la partie éternelle de lui-même. Mais à cause de l'insolence du corps, de par ses passions physiques, l'âme qui est pourtant l'essence de l'être se trouve en fait coupée de lui. Or par "la voix de mes soupirs", c'est a dire par le biais des musiques saintes et de toutes les expressions sonores de saintetes qui constituent le contre-pied de l'insolence des passions du corps, on va être à même de briser l'insolence du corps. Ce qui entraine le rapprochement, de l'os avec la chair, (le mot os en hébreu, possède la même racine que le mot "Moi-même") le rapprochement du Moi véritable, à savoir l'âme, avec la chair, c'est-à-dire le corps...


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      • lettre 1 bis
        Premiere lettre (bis) du recueil. Tome 1. Page 9.

        Avec l’aide de D..., Paracha Pékoudé. Jeudi, 27 du mois de Adar richone, année 5717 (1957), Tibériade. Heureuse et longue vie à ce trésor de sagesse et de connaissance, qui est en quête de la foi et traque la vérité, mon ami qui m’est aussi cher que mon âme, Monsieur Zalman Chazar, D... soit avec toi. Qu’à ton coeur, tes yeux et tes oreilles, il octroit la clairvoyance, de telle sorte que tu puisses, par leur intermédiaire, discerner la vérité. Qu’il est doux, de louer D..., qui par l’action sublime de sa providence, a tout agencé pour que je parvienne, à faire enfin, la connaissance d’une personne de votre niveau, après en avoir, plusieurs années durant, entendu dire le plus grand bien, par mon cher ami, le Rav Meir Anchine. Pendant tout ce laps de temps, je n’ai cessé de désirer vous rencontrer, mais cela ne s’est jamais réalisé. Et c’est votre soif intense de vérité, qui a finalement, ému la Providence Divine; me permettant ainsi de vous rencontrer et de me lier à vous, par une sincère affection. Tous ces faits, constituent à mon avis, autant de signes qu’il faut interpréter, de la façon la plus favorable. Et bien que je ne sois, à vrai dire, qu’un homme tout simple; un petit arbre peut parfois en allumer et enflammer un autre qui le dépasse de beaucoup. Et même si nous nous trouvons, au plus bas niveau - chacun de nous sait clairement qu’il n’est pas bien beau à regarder - étant donné qu’à notre époque, un vent de tempête souffle impétueusement et qu’un nuage géant assombrit complètement l’horizon; D... a néanmoins préparé le remède qui doit mener à la complète guérison et réparation, à savoir, les rivières et les fleuves de sagesse authentique issus du Vrai Tsadik. Et qui viendra s’abriter sous ses ailes et suivra ses enseignements, rejetant toute doctrine étrangère et autres subtilités et annulant complètement sa propre intelligence pour, en toute chose, adopter le point de vue du Tsadik, une telle personne méritera assurément, une complète et totale réparation spirituelle, quelles qu’aient pu être ses fautes. Notre saint maître Rabbi Nah’man, peu avant sa disparition, exprima de très profonds soupirs et poussa d’incroyables cris, avec toutes sortes d’intonations, à l’adresse de la désagrégation de la Foi et de l’hérésie, dont il pressentait l’effroyable propagation future. Car ils constituent, de tous les fléaux et calamités, les pires qui soient au monde, D... nous en préserve. Aussi ses disciples se lamentèrent devant lui, lui demandant: “Qu’adviendra-t-il donc de nous et sur qui nous reporter ?”. Il leur répondit: “Qu’avez-vous à craindre ? Je marche devant vous !...”. De même, il révéla clairement, mais aussi de façon allusive, que toute son oeuvre, au bénéfice de ses disciples, ne les concernait pas eux uniquement, mais s’adressait aussi à tous ceux qui ne sont pas encore dans ce monde, c’est-à-dire aux générations à venir du peuple d’Israël. Il poursuivit: “Quant à vous, il faut demeurer tous ensemble unis, associés, vous aimant les uns les autres, Vous parviendrez alors à être des hommes cashers (intègres) et plus encore même, des hommes justes et bons. Car D... béni-soit-Il m’aidera, sans nul doute, afin que tout se réalise tel que je l’ai désiré. J’ai en effet, déjà tout terminé et dans le futur, je concluerai encore, bien entendu, selon Sa Volonté...”. Et il ajouta: “Celui qui se donnera du mal et se liera à l’un de mes disciples, deviendra à coup sûr, une personne vraiment cashère (intègre) et plus encore même, un Tsadik (un juste) accompli, selon ma conception de la chose...”. Lors du Rosh Hashana qui précéda sa disparition, notre Saint Maître (bénie soit sa mémoire) révéla la torah (leçon) sublime intitulée “Tik’u tokhah’a...”. Dans cet enseignement, il est expliqué que l’on doit désirer, et rechercher intensément, l’esprit saint, l’esprit de prophétie du Tsadik, du guide véritable, par l’intermédiaire duquel, uniquement, la foi parfaite qui constitue l’essentiel du judaisme, peut être atteinte. Et après avoir prononcé cette torah (huitième leçon de la deuxième partie de son ouvrage le “Likoutey Moharane”), notre Maitre Rabbi Nah’man recommanda à son élève de prédilection, Rabbi Nathan, avec beaucoup d’insistance, de rédiger la mise en garde suivante; à savoir que chacun, du plus grand au plus petit, doit prendre à coeur avec la plus sérieuse attention (un millier de fois s’il le faut, on leur remettra en mémoire cette injonction): de chaque jour, sans faute, se mettre à la recherche du véritable maitre, Tsadik et guide spirituel, qui possède l’esprit prophétique, l’esprit saint, et qui sera donc en mesure de réparer chacun, de façon définitive. Il n’est pas, ici, question de la recherche de la personne physique du Tsadik, mais bien de son esprit saint, dont dépend toute notre expiation (c’est cela qui doit être notre constant souci). Car si on ne l’a pas encore trouvé, on marchera même sur les mains, s’il le faut, et l’on cherchera de toutes ses forces, à travers le monde entier, d’un bout à l’autre de l’univers, tous les jours de son existence, tant que l’on est sur terre. Qui sait ? Peut-être réussira-t-on, un jour ou une heure même avant sa mort, à acquérir la vie éternelle. Et si, par contre, il nous semble avoir déjà trouvé, il faudra, malgré tout, continuer à chercher encore. Car il se peut que l’on soit en effet, chez le Tsadik, mais que sa lumière ne nous éclaire pas pour autant; que l’on ne ressente pas la douceur de la vérité contenue dans ses saints conseils. Et à cause de cela, on demeure loin de la réparation. Pour réussir, il faudra se donner énormément de peine et chercher sans relâche, jusqu’à ce que l’on réussisse à trouver. Et si la recherche est sincère, elle sera, sans nul doute, couronnée de succés. Le fait de se rapprocher du Vrai Tsadik entraîne une interruption dans la propagation de l’infection du Serpent. Et, au contraire, à cause du faux guide spirituel, elle se trouve encore amplifiée. Il existe un Tsadik qui a atteint un tel niveau d’élévation, qu’il n’envie plus aucun autre Tsadik, ni parmi les vivants, ni parmi ceux qui sont dans l’autre monde. Il ne jalouse, si l’on peut dire, que D... lui-même (béni soit-Il), comme il est écrit: “... Il est mon objet d’envie ...” (voir paracha Pinh’as). Toute la grandeur du Tsadik, aussi bien de son vivant qu’après sa disparition, réside dans son pouvoir d’attirer la Lumière et la Vitalité suprême; c’est à dire de produire le dévoilement de D... (béni soit-Il), dans ce monde matériel, même jusqu’aux niveaux les plus bas, là où la matière est la plus opaque; au point d’être en mesure de relever et de réhabiliter même les êtres les plus grossiers et les plus déchus, réalisant ainsi ce qui est écrit: “Et chaque être saura que c’est Toi qui l’a créé ...”. En se rapprochant du Tsadik, on obtient la Foi et l’athéïsme se trouve annulé. L’attachement au Tsadik, c’est en fait l’Amour. On devra aimer le Tsadik d’un amour total, au point que notre âme soit soudée à la sienne. Et l’on veillera, avec la plus grande attention, à chasser l’esprit de folie, qui se trouve ancré en nous. Or, par l’attachement au Tsadik, c’est à dire par le fait d’éprouver pour lui un très profond amour, on y réussit dans les plus brefs délais et ainsi mérite-t-on, ce que l’on nomme un Lev Nishbar (un coeur extrêmement humble). Le Vrai Tsadik représente pour l’humanité, l’équivalent de ce qu’est la tête pour le corps et toute la réparation du monde tient dans le fait d’être rattaché, telle la tête au corps, au Tsadik. Car la vitalité de tous les organes, dépend en effet, de la tête. Dans chaque génération, on se doit de partir à la recherche du Vrai Tsadik, étant prêt à remuer ciel et terre, s’il le faut, afin de le découvrir et faisant preuve de la plus grande abnégation. Car toute la vitalité et toute la pérennité d’Israël ne dépendent que du Vrai Tsadik, et du fait que chaque Juif parvienne, par l’effort de sa recherche, à finalement le trouver et à s’attacher à lui. Et c’est ce qui vaudra, à notre peuple, une complète délivrance et nous fera mériter d’entendre le Chant qui doit s’élever dans le futur. Heureux celui qui attend, rempli de réelle impatience, l’avènement de cette ère. La controverse visant le Tsadik, a pour effet de provoquer l’oubli de la Torah. L’avènement du Mashiah’, dépend de notre proximité du Tsadik. Certaines études, notamment celles de la philosophie, représentent un terrible écueil pour l’humanité, bien plus destructeur que les serpents, scorpions, bêtes sauvages et autres créatures nuisibles. Car la philosophie porte atteinte à la Foi Sainte, qui constitue le fondement de tout. Les propos malfaisants, tenus sur le Tsadik, provoquent une recrudescence de la philosophie et inversement. L’élévation et la perfection de chaque juif dépendent de l’inclusion de chacun dans un ensemble unique. Par l’amour, la paix et l’union entre les juifs, les décrets rigoureux, ainsi que l’athéïsme et le matérialisme scientifique, se trouvent annulés. Et se révèle alors, la foi en la Providence Divine; à savoir, que tout dans l’univers, n’est dirigé que par la seule Volonté Divine. Lorsque la paix réside, au sein d’un groupe de personnes qui recherchent la Vérité; qui s’expliquent mutuellement leurs découvertes respectives dans ce domaine, cela amène chacun d’eux à abandonner ses vaines idoles et à se rapprocher du Vrai. Et de même, selon la paix qui règne dans la génération, on pourra réussir à attirer l’ensemble des hommes à servir D... (béni soit-Il), dans un même élan d’adoration. Et tous jetteront au loin leurs idoles d’or et d’argent et n’adresseront plus leurs prières, qu’au seul D... d’Israël. Que dire du rassemblement des enfants d’Israël, disciples du Vrai Tsadik, remplis d’affection mutuelle et unis au sein de l’entente véritable la plus parfaite. Qui attirent sur eux, à chaque fois, l’illumination de son Saint Savoir. Qui se réunissent régulièrement afin de converser entre eux, emplis de Crainte Divine, inspirés par un rayonnement de la sainte connaissance que le Tsadik se charge de faire luire en chacun d’eux. Que dire ? sinon que ce saint rassemblement a une valeur incommensurable et que grâce à lui, surviendra la “Délivrance” et apparaîtra le Mashiah’, qui réparera tout de façon parfaite. Par le mérite de la Vérité, le monde se trouve préservé des fléaux. La Vérité délivre de tous les malheurs. Si la Vérité est présente, il y a la Paix; sans elle, point de pure bonté. Par sa vertu, on obtient une renommée éternelle. Celui qui s’abstient de mentir, triomphe toujours. Tant que la paix ne règnera pas entre les juifs, Jérusalem ne sera pas reconstruite et le Bet Hamikdash ne sera pas édifié, tant que l’orgueil n’aura pas été anéanti. Je te demande de m’excuser, de ne pas t’avoir envoyé les saints ouvrages que je t’ai promis. J’étais en effet, malade et j’ai enduré de grandes souffrances (D... nous en préserve). Mais c’était assurément, pour le Bien. Je suis néanmoins encore, très faible et j’ai fait un effort surhumain pour t’écrire ces quelques paroles saintes, qui ont de quoi te régénérer et rasséréner ton coeur. Je n’ai cessé, depuis notre dernière rencontre, de penser à toi; car mon affection pour toi, est ancrée au plus profond de mon coeur. C’est un amour immense, éternel. Et je me languis de toi et brûle d’impatience de te revoir; “que nous soyons assis fraternellement ...”. Je prie constamment pour toi, afin que tu mérites de contempler la splendeur de l’astre saint qui brille, à présent, dans l’univers et que tu parviennes à dissiper les nuages qui font écran à sa lumière, jusqu’à les faire disparaître totalement; de façon que nous passions de la nuit à l’aurore, des ténèbres à la clarté éblouissante. “Et, telle la lumière du matin, l’astre de justice luira alors sur nous, portant la guérison en ses rayons ...”. Avec beaucoup d’émotion, je t’adresse, ainsi qu’à tous les tiens, ma bénédiction de Paix. Israël Dov Odesser Tibériade.


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      • lettre2
        Lettre 4. Page 15. Tome 1.

        Avec l’aide de D..., le 11 du mois de Yiar 5718 (1958). Tibériade. A celui qui m’est aussi cher que ma propre personne, Monsieur Zalman Shazar, je vous salue et vous souhaite, Shalom ainsi qu’une “véritable vie heureuse”. Je te l’ai déjà écrit, je suis rempli d’espoir et persuadé que le merveilleux concours de circonstance orchestré par la Providence Divine, qui s’est produit lors de ‘Hol Hamoëd Pessa’h (demi-fête) aura pour conséquence de te rapprocher du Vrai Tsadik, avec une grande réussite et bénédiction. Je sens néanmoins qu’il m’incombe de te confier aussi, les paroles de vérité qui habitent mon coeur. Car, en ce qui concerne notre relation, je suis totalement dénué d’intérêts mesquins, d’ambitions personnelles et autres choses du même genre (D... préserve). Je ne suis uniquement motivé que par l’amour de D... Et je suis certain - me fiant en cela à ton incomparable perspicacité - que cela est tout à fait clair pour toi. D... béni soit-Il sait parfaitement et peut m’en être témoin, que je suis prêt à donner ma vie, s’il le faut; ma fortune et tout ce que j’ai de plus cher, dans le seul but de pouvoir rapprocher un autre juif de D..., ou tout au moins, susciter en lui un sentiment de repentir, le plus furtif soit-il! Notre Maitre Rabbi Nah’man (de mémoire bénie), déclara avoir obtenu de D..., ces trois choses à l’intention de ses élèves: a) l’orgueil qui vous habite, je l’ai d’ores et déjà brisé. b) pécher sera pour vous une souffrance et de plus, vous n’en tirerez aucun plaisir. Si vous en veniez à commettre une transgression, ce sera totalement à contrecoeur. c) la face des “célébrités” (faux guides spirituels), vous ne pourrez plus en souffrir la vue, car vous avez déjà dégusté du “vin hongrois”. Quelqu’un aurait-il commis les pires péchés, D... se rétrécira néanmoins à son intention, depuis l’infini jusqu’à ce monde limité, afin de susciter en lui, des éclairs de lucidité; lui inspirant, par toutes les situations imaginables, que dans son sublime Mystère, Il lui occasionnera de se rapprocher de Lui. Car D... n’a pas d’autre plus constant souci, que celui d’éviter la perte, d’une seule même, de ses créatures. Mais toutes ces inspirations et ces appels divins ne peuvent s’exprimer, que par le biais du Vrai Tsadik, qui nous enseigne comment revenir vers D..., de quelque endroit que ce soit; quels que soient nos obstacles, les séductions auxquelles nous avons succombées, les tortuosités de notre coeur, les déchainements de forces du Mal (Amalek) qui s’acharnent contre nous; quelqu’aient pu être nos erreurs et nos fourvoiements. La force du point qui est ancré dans le plus profond du coeur de chaque juif, même les flots les plus impétueux et puissants, ne pourront jamais en venir à bout; quels que puissent être les épreuves et combats de chacun. Je prends congé de toi, sur ces mots, en paix et ému; languissant de te revoir, je l’espère très bientôt, nos deux coeurs emplis de joie. Israël Dov Odesser. Tibériade.


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      • lettre 3
        Lettre 6 - page 18 - Tome 1.

        Lettre 6 - page 18 - Tome 1. Avec l'aide de D..., le sept du mois de Iyar 5719 (1959). Tibériade. Au fidèle ami de mon coeur, Monsieur Zalman Shazar, qui possède une âme si élevée Shalom et toutes mes salutations. L'Eternel béni-soit-Il, se préoccupe constamment de ne laisser personne s'égarer loin de Lui. Il peut arriver que quelqu’un tombe très bas, se retrouvant en des "lieux" extrèmement éloignés de la Thora, où le mal et l'impureté vont s'acharner contre lui. Néanmoins, au moment précis où ces forces semblent sur le point de le haper totalement, la pitié de D... va s'émouvoir très profondément en sa faveur et des indications en rapport avec sa situation, vont lui être envoyées, sous forme d'allusions. La possibilité va lui être donnée en fait, d'accomplir, là-même où il se trouve, un acte méritoire. Ce sera là son épreuve, son libre-arbitre est ainsi testé. Et s'il parvient à se souvenir de son créateur, en ces endroits pourtant si éloignés de sa présence et réussit à réaliser ce que l'on attend de lui, il méritera de revenir vers D..., sans difficulté. Le Tsadiq de niveau suprême, qui a consacré toute sa vie à la purification de son être, ne meurt jamais. Car, même après sa disparition physique de ce monde, il se consacre toujours, - et en fait, encore plus et mieux que de son vivant - à la réparation des âmes du peuple d'Israël. Il poursuit en effet, son ascension, se hissant constamment à des niveaux toujours plus élevés, jusqu’à atteindre des sommets absolument vertigineux, desquels il lui est alors possible de tout réparer. Car l'efficacité du "Tikun" (réparation) dépend de l'élévation du lieu dont il provient. En effet, plus une personne aura fauté (D... préserve), plus son "Tikun" devra être issu d'un lieu élevé en sainteté, proportionnellement à la gravité de ses fautes. Il faudra néanmoins, être conscient que pour mériter de pouvoir se rapprocher d'un tel Tsadiq (capable de délivrer à chacun son "Tikun" spécifique), il est nécessaire de briser des obstacles extrèmement puissants et en nombre incalculable. Et le plus redoutable d'entre eux, sera en fait, sa propre lucidité. Car on ne pourra pas croire, qu’après avoir autant fauté, et ce durant des années, il soit encore possible de recevoir son "Tikun". Bien qu’il s'agisse là en apparence d'une analyse objective, ce n’en est pas moins une erreur totale, due à un manque de foi en la bonté de D... (dont on ne soupconne pas jusqu’où atteint la compassion), et d’un manque de foi également dans la puissance du “Vrai Tsadiq”; qui a le pouvoir d’attirer sans cesse dans le monde, un constant renouvellement des “bontés et grâces divines”. Qui, le désirera, pourra par son intermédiaire, en bénéficier; méritant ainsi, de se réparer, même s’il a incroyablement péché, et aussi graves qu’aient pu être ses fautes. Le Tsadiq est l’agent central de la glorification de D... sur terre, car il parvient à faire acquérir du mérite à la multitude, s’efforcant de rapprocher les plus éloignés, et de les ramener vers D...; ce qui constitue pour le Créateur la plus haute marque d’honneur. Sa Gloire se trouve alors relevée et grandie dans le monde. Aussi, chacun s’efforcera-t-il de ramener vers D..., les juifs qui se sont égarés. Et personne ne devra se dire, comment pourrais-je me rapprocher de D..., moi qui en suis tellement éloigné, ayant commis de si nombreuses fautes? Car, autant la personne sera-t-elle éloignée, autant chacun de ses efforts pour revenir vers D..., constituera-t-il, une source de glorification plus immense pour le Créateur. Ce sont les paroles que t’adresse celui qui prie sans cesse, et de tout son coeur et son âme, pour ton bien-être et ta santé. Shalom à toi et à tous les tiens. Israel Dov Odesser.


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      • lettre 4
        Lettre 9. Page 22. Tome 1.

        Avec l’aide de D... Lundi nuit, heure de H’atsot , 25 Tichri 5720 (1960), Tel-Aviv. Mon cher Monsieur Zalman Chazar, vous qui purifiez et faites resplendir votre âme en l’exposant aux rayons de cette suprême lumière, absolument nouvelle, n’ayant jamais été révélée auparavant; sachez que vous m’êtes aussi précieux que ma propre personne. Je vous bénis, vous souhaitant tout ce qui existe de meilleur au monde. Aurait-on mérité de posséder un ami sincère, disciple du Vrai Tsadiq et ayant sur nous, par ses paroles puisées à la source de l’enseignement de son maître, une influence tout à fait positive; on devra néanmoins faire encore beaucoup d’efforts personnels et chercher intensément, jusqu’à être en mesure de ressentir toute la douceur de la vérité des saints conseils du Tsadiq, sur lesquels tout le judaïsme repose. En effet, aider celui qui possède le libre-arbitre, serait de la plus haute difficulté, n’était la grâce sublime de D..., que le Tsadiq attire à tout instant dans le monde. Or celle-ci n’est accordée néanmoins, qu’au prix de la manifestation d’un minimum de motivation et de désir personnels (ce qu’on nomme l’Eveil d’en bas, en opposition avec l’Eveil d’en haut qui est la grâce divine sus-mentionnée). On peut comprendre à présent, pourquoi il n’existe pas une autre activité aussi profonde que celle de rapprocher les autres de la Vérité. Et la réussite dans ce domaine aussi bien pour l’ami sincère , que pour l’élève, dépend de l’intensité de leur recherche et de leur questionnement. Au tout début de son attachement à notre maître Rabbi Nah’man, le Rav Youdil de Medvidevka reçu de lui l’enseignement suivant: Lorsque l’on veut se rapprocher de la Vérité, le mensonge qui se dit en hébreu Chéquèr (ù÷ø), tend paradoxalement à se renforcer. Mais si l’on est assez fort pour affronter les obstacles et les briser, le mensonge (chéquèr - ù÷ø) se transmute alors en quéchèr (÷ùø), ce qui signifie un “lien”. De toutes les personnalités rabbiniques célèbres de l’époque, le rav et tsadiq, Rabbi Yékoutiel de Térovitsa fut sans doute celui qui parvint à se soumettre de la façon la plus complète à notre maître Rabbi Nah’man; se tenant devant lui empli des plus grands respect et crainte. Il eut de plus le mérite de pouvoir aussi, rapprocher de Rabbénou, tous ses propres disciples et ses descendants. L’un d’entre eux d’ailleurs, le Tsadiq Rabbi Itsh’ak Aïzik, qui exercait la profession d’agent de change, sentit lors de sa première rencontre avec Rabbénou, son coeur soudain embrasé pour le service divin. Il se vit aussi prescrire certaines conduites particulières, appropriées à la nature spécifique de son âme; l’une d’elles était tout spécialement ardue et pénible qui consistait à ne pas échanger une seule parole avec qui que ce soit, pas même le moindre mot, toute une année durant. Rabbi Itsh’ak retourna ensuite chez lui et s’abstint dès lors, de toutes activités, professionnelles et autres. Se conformant strictement à l’ordonnance de Rabbénou, il n’adressa plus la parole à quiconque, ses lèvres se consacrant uniquement à l’étude de la Torah et à la prière. La réaction des membres de sa famille ne se fit pas attendre bien longtemps. Ils se mirent tout simplement à le persécuter, surtout son beau-père et sa femme, l’abreuvant de paroles aussi blessantes que des coups d’épée. Rabbi Nah’man, grâce à son esprit saint, vit à distance, l’immense amertume que lui causaient leurs paroles acerbes et il se mit alors à craindre très sérieusement, qu’il en vienne finalement à abandonner son service divin, D... préserve. Il convoqua aussitôt l’un de ses disciples et l’enjoignit d’aller lui louer sur-le-champ une voiture (diligence) pour Térovitsa. Il voyagea à très vive allure et atteignit sa destination à la tombée de la nuit. Il alla stationner devant la demeure du beau-père de Rabbi Itsh’ak Aïzik - ils habitaient ensemble - frappa à la porte; on lui ouvrit et il entra; le beau-père écarquilla les yeux, ahuri par cette visite soudaine et imprévue de notre maître. Rabbi Itsh’ak Aïzik quant à lui était dans sa chambre, lisant avec une voix puissante et une extraordinaire intensité spirituelle, le texte du “Chéma Israël” précédant le coucher. Rabbi Nah’man l’entendit et ne voulut point entrer immédiatement dans sa chambre, afin de ne pas le perturber et l’interrompre dans sa lecture. Il fit plutôt des remontrances à son beau-père, au sujet de sa mauvaise conduite à l’égard de son gendre, lui reprochant les si âpres souffrances qu’il lui faisait subir. Il lui posa la question suivante: Lorsque le matin, tu te pares des téfiline (phylactères), que tu ceints ton bras et ton front de lanières de cuir, ne te gardes-tu pas alors de prononcer la moinde parole ? Or s’il se présentait au même moment, un incirconcis qui de sa vie n’a jamais vu une pareille chose, ne penserait-il pas que tu as tout simplement perdu la raison ? Pareillement, lorsque tu déclares que ton gendre est devenu fou, alors qu’il ne fait qu’accomplir en cela, la volonté de son Créateur béni soit-Il, dont les voies mystérieuses ne nous ont été révélées que par l’intermédiaire de ses serviteurs fidèles. Et il continua de sermonner ainsi le beau-père, au point que ce dernier en vint à éprouver d’immenses remords et prit la ferme résolution de cesser toute persécution à l’encontre de son gendre. Lorsque Rav Itsh’ak Aïzik eut terminé de réciter le “Chéma Israël”, Rabbi Nah’man pénétra dans sa chambre; cette visite emplit son coeur d’allégresse et lui apporta un total réconfort. Au matin, Rabbénou se leva et retourna chez lui. Dès lors, Rabbi Itsh’ak Aïzik put accomplir son service divin sans plus rencontrer d’opposition.


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      • lettre 5
        lettre 57. page 90. Tome 1.

        Avec l'aide de D... Le 18 Adar de l'année 5724 (1964) Au Président de l'état d'Israël, qui réjouit mon coeur et illumine mes yeux, Monsieur Zalman Shazar. Puisse D... faire luire dans ton coeur, la lumière de l'esprit du Tsadiq, qui sera dans l'avenir révélée dans toute sa plénitude par le Roi-Messie. Et puisse-t-Il, par l'effet de la Torah du Tsadiq, t'octroyer la clairvoyance et te guider dans la voie de ses conseils. Je te souhaite d'avoir sous peu, le mérite de pouvoir abreuver le monde entier, des eaux de sa sagesse; ce qui vaudra à l'humanité d'atteindre sa complète réparation. Car à présent, toute notre réparation ne repose en effet, que sur le Tsadiq de niveau suprême, qui est capable de s’introduire au sein même de la chute de chacun, et d’ensuite le hisser, par l’effet de sa sublime sagesse, jusqu’aux cîmes les plus hautes. Et si tous s'annulaient devant lui, le monde serait déjà depuis longtemps réparé. Or, malheureusement, non seulement ce n'est pas le cas, mais encore se trouvent des gens bouffis d'orgueil, hommes fourbes et effrontés, qui s'opposent au vrai Tsadiq et à ses disciples, les véritables hommes intègres de la génération, et répandent sur eux des propos insultants et blessants, des mensonges, moqueries et médisances. Et toute notre espérance réside à présent dans le fait que tout sera finalement réparé par notre juste Messie, qui révèlera dans le monde, la lumière du Tsadiq. Il stoppera définitivement la polémique et réalisera ici-bas, une paix sublime. Tout homme qui désire cheminer dans la voie de la Vérité et qui a quelque compassion pour sa propre personne, se doit d'être extrêmement fort et courageux, un véritable héros, aussi inflexible qu'une colonne d'airain, pour résister à tous ses opposants. Et il ne faudra se laisser intimider par personne au monde. Que ce soit par ses proches; son père, son beau-père, sa femme... ou par quiconque voudra l'éloigner du vrai Tsadiq. Immensément grand, ayant atteint un niveau suprême, le “Vrai Tsadiq” possède une puissance inimaginable, qui lui permet de relever même les plus éloignés de D..., ceux qui gisent dans des niveaux si bas qu’on peut les qualifier de véritable “Mort” (spirituelle), D... préserve. Et c’est ce qui constitue, en fait, la marque de perfection du Tsadiq. Car il n’est possible de monter extrèmement haut, que si l’on est capable de descendre jusqu’aux niveaux les plus inférieurs, afin d’en faire remonter tous ceux que l’on pensait déjà perdus, de recueillir les plus égarés, et de les relier eux aussi, à D... (béni-soit-Il) et à sa Torah, de façon parfaite. Et saches, qu’aussi bien la délivrance particulière de chacun, que la délivrance générale (pour) de l’ensemble du peuple d’Israël, dépendent en fait, de la révélation et du rayonnement, sur la terre entière, de la lumière du “Vrai Tsadiq”. L’étendard du Vrai Tsadiq, doit être hissé haut, et doit flotter sur le monde entier; au point que chacun apprenne, que toutes les lumières sublimes que notre juste Mashia’h allumera dans l’avenir, se mettent, d’ores et déjà, à resplendir sur toute personne qui se rapproche du Vrai Tsadiq. Dans cette génération orpheline, ont été atteints aussi bien le point limite de chute pour Israël, que celui de dissimulation quasi-totale de D..., vis-à-vis de son peuple. La cause de cette effarante dégringolade - jusqu’en des lieux tellement éloignés de la sainteté d’Israël, où notre peuple ne s’était jamais auparavant fourvoyé - se nomme le “Vieux Souverain Imbécile”. Il est la racine de toutes les sources d’impureté, à savoir l’athéïsme, l’hérésie et les croyances erronées, des champions du mensonge et de l’impudence, qui courrent après les honneurs et la promotion, et qui se battent avec une insolence, une effronterie cynique, afin d’éloigner les âmes du peuple d’Israël du “Vrai Tsadiq” qui constitue pourtant quant à lui; la racine et la source de leur vitalité et de leur salut, de génération en génération, pour l’éternité. On comprend donc, que cela représente l’acte le plus criminel qui soit, bien pire en fait, que toutes les fautes les plus graves mentionnées dans la Torah. Et c’est ce qui entraine l’athéïsme et l’hérésie, tous les malheurs et désastres qui fondent sur le peuple d’Israël, aussi bien sur les plans matériel que spirituel, entravant ainsi la Délivrance finale et totale. Car, celle-ci repose entièrement sur la révélation, dans le monde, de la lumière du “Vrai Tsadiq”, et du fait que toutes les âmes du peuple d’Israël s’attachent à lui et le suivent. Car il sait faire pénétrer en chacun, la foi complète, la foi sainte, de façon parfaite, ce qui permet à tous; y compris les personnes les plus éloignées - celles pour qui tout espoir semblait déjà perdu - d’atteindre des stades de perceptions, dans le domaine du divin.


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      • lettre 6
        Lettre 59. Page 93. Tome 1.

        Avec l’aide de D..., le 27 du mois d’Adar 5724 (1964). Au président de l’état d’Israël, Monsieur Zalman Shazar, qui m’est aussi précieux que mes yeux. Tu te situes en tête des croyants, adeptes du Tsadik, qui règne sur tous les enfants d’Israël, de génération en génération et leur dispense ses potions et onguents miraculeux, qui n’ont jusqu’à présent encore, jamais été révélés. Heureux sois-tu, qui as mérité de te préserver de cette infection que représente, l’opposition au Vrai Tsadik. C’est l’attitude de certains hommes bouffis d’orgueil et avides d’honneurs, des menteurs et des hypocrites, qui constitue la racine de ce mal. Ces effrontés ne cherchent en fait, qu’à éloigner les enfants d’Israël du Vrai Tsadik, qui est quant à lui, dans le degré “Moshé-Mashiah” (le Messie). Et ce faisant, ils causent la ruine et la perte de l’humanité. Par leur faute, l’hérésie et l’athéisme triomphent chaque jour plus. Là se situe, la source de tous les malheurs et de toutes les souffrances. C’est ce qui a provoqué la Shoah (holocauste), perpétrée par “Hitler-Amalek”, que son nom soit à jamais effacé.


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      • lettre 7
        Lettre 107. Page 139. Tome 1.

        Avec l’aide de D... Au Président de l'Etat d'Israël, Monsieur Zalman Shazar, qui est véritablement comme ma propre chair et dont l'élan de son coeur l'a porté à s'attacher au véritable Roi; pour l’éternité vivant et protecteur du peuple d’Israël. Qui désire extraire chacun des profondeurs de l'abîme, et qui bâtit de somptueux édifices, où il fait pénétrer tous les parias, tous ceux qui errent, pris sous un déluge d'eaux insalubres et putrides, afin de les ramener vers D..., béni-soit-Il. Puisse D... t'accorder, ainsi qu’aux tiens, une année chargée de bénédictions, une longue vie en bonne santé, douce et pleine de bonheur. La gloire et la majesté d’une royauté sont proportionnelles à l'humilité. En effet, plus le Roi possèdera cette qualité, plus son pouvoir s'étendra. Et telle est la règle: la modestie doit toujours précéder la gloire et la majesté. "Lorsque je considère ta grandeur, m'apparait ta modestie". Je m'en vais, à présent, t’écrire les paroles dont D... inspirera mon coeur. Saches que je suis totalement anéanti. Je gémis et verse sans trêve des larmes de sang, sur cette perte inestimable que je viens de subir, en la personne de ma femme, la Tsadéqèt; bénie soit sa mémoire. Il n'y a pas de mot pour la louer, ni pour dire la grandeur et la noblesse de son âme sainte. Mon unique sujet de consolation, reste le souvenir de ses merveilleux actes de charité, des belles et bonnes actions que, toute sa vie durant, elle a accompli, avec la plus grande abnégation, au sein de la pauvreté et du dénuement les plus complets, même lors d'épreuves amères et sans nombre. Et ses soucis et désirs constants, étaient néanmoins, la sanctification du nom de D..., et celui du Tsadiq; ainsi que je m'en suis déjà quelque peu ouvert à toi. C'est du plus profond du coeur que je vous adresse mes bénédictions. Bienvenu particulièrement à ton neveu, qui a eu le mérite de fouler la Terre Sainte, la Terre de nos ancêtres, objet de notre désir et notre espérance, notre sérénité retrouvée et notre consolation; c'est le Lieu de la Foi et de la Sagesse Sainte, où l'on apprend à connaitre le Créateur de l'univers, béni-soit-Il. Que la bénédiction divine vous accompagne à jamais, et puissiez-vous connaître la réussite dans toutes vos entreprises, aussi bien sur le plan matériel que spirituel. D..., dont les voies et dont les actions sont insondables, a envoyé sur la terre, en cette fin des temps que nous vivons à présent, des pluies torrentielles; pluies d'athéisme et d'hérésie, qui ont à tel point inondé le monde, que même les "montagnes les plus élévées", symbolisant les hommes valeureux, les hommes de renom, se sont trouvées submergées. Mais D..., dans sa pitié immense, a veillé à ce que le remède salutaire précède le mal. Il nous a en effet, envoyé quelqu’un selon son désir, un homme ayant trouvé grâce à ses yeux. Il lui a donné pour nom “Na'hman” (le Consolateur), voulant signifier par là, que lui, réussira à nous faire regretter nos erreurs et nos fautes, et à nous en consoler. Il lui a demandé de bâtir une arche. L'arche de la Vérité et de la Foi, dans laquelle toute personne qui veut sauver sa vie, viendra se réfugier. On pénètrera dans l'une de ses pièces, ayant clos la porte, on ira s'abriter à l'ombre de sa prodigieuse sagesse. Qui donc saura loué, qui pourra dire, l'imposante grandeur de ses exploits; la sublimité de ses actions. Il a en effet réussi, à produire et à mettre à la disposition de toutes les âmes du peuple d'Israël, pour toutes les générations, l'énergie et la vitalité qui leur sont indispensables. Elles pourront trouver leur délectation, dans son exemple édifiant, et dans la splendide beauté de ses enseignements, -moissonnés dans les champs vierges de la sagesse suprême, jamais encore révélée jusqu’à ce jour - actuels, fiables et efficaces pour l'éternité. D... vengera son peuple, dans le futur, de ces faux prophètes et de ces faux messies, qui se bourrent la panse d'honneurs, et sont bouffis d'orgueil et de concupiscence, et qui se font passer pour des Tsadiqim (justes irréprochables), pour les guides spirituels de la génération. Ils piègent ainsi de précieuses âmes, les foulent au pied de leur orgueil et mensonge et les déchiquètent. Ils aveuglent le peuple d'israël, l'empêchant de voir la lumière du Tsadiq, du véritable guide du peuple d'Israël, qui dévoile et fait resplendir la lumière de la connaissance divine, aux yeux de tous les êtres, pour toutes les générations. Il existe sept buchers en enfer, et chacun comporte sept mille fentes; chaque fente est elle-même, formée de sept mille orifices et à l'entrée de chacun, sont postés sept mille scorpions; et chacun de ces scorpions possède sept mille vertèbres, chacune d'elles remplie de sept mille litres de poison. Et tout cela attend les scélérats, qui déblatèrent sur le Tsadiq, avec orgueil et dédain, et qui se gaussent avec mépris, de ses saints ouvrages et de ses saints disciples! Israel Dov Odesser. Israel Dov Odesser.


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      • lettre 8
        lettre 118. page 152. Tome 1.

        Au trésor de mes yeux, Monsieur Zalman Shazar, qui combat avec force, s’évertuant à acquérir la “vie Véritable”, celle du Tsadiq qui sait tirer chacun de son sommeil, et le mener - par le pouvoir de ses “récits du temps jadis” d’où les soixante-dix visages de la Torah prennent leur source - à transformer sa vie. Je te souhaite une vie paisible et heureuse. Il existe un Tsadiq qui mène une “vie véritablement bonne”, à laquelle il ne manque rien. Et il semble être sourd, car il ne veut rien entendre de la rumeur de ce monde. En effet, toutes les voix de ce monde sont imparfaites! Que fait donc chacun, sinon crier son manque ? Ainsi même, toutes les joies ne sont, en fait, que l’expression d’un manque, qui s’est trouvé, finalement, comblé. Et c’est la raison pour laquelle, ce Tsadiq est appelé sourd: ce monde ne mérite absolument pas, qu’il prête l’oreille au cri de son imperfection. Et tout son bonheur se résume, en fait, à du pain et de l’eau; mais en eux, on peut sentir toutes les saveurs, tous les parfums, voire toutes les splendeurs, goûter tous les délices de la création; au point de transformer sa vie, en une existence “véritablement bonne”, à laquelle rien ne fait plus défaut. Il existe un verger, dont tous les fruits et les autres espèces qui y sont cultivés, sont tout à fait merveilleux. Ils révèlent, en effet, en eux, toutes les saveurs, les parfums et les beautés de l’univers! Et grâce à ce verger, l’humanité toute entière pourrait bénéficier d’une existence “véritablement bonne”. Or le jardinier préposé à ce verger, est un saint Tsadiq, de niveau suprême, et il se charge de toutes les tâches requises pour son bon entretien, avec le plus grand soin. Mais, parfois, les fautes de la génération peuvent causer sa disparition. Autrement dit, la lumière de ce Tsadiq se trouve dissimulée et voilée, si bien que le monde ne mérite pas de savoir que c’est lui “Le Jardinier”, et que, grâce à son verger, tous auraient pu bénéficier d’une existence “véritablement bonne”. Et, (quoique) malgré qu’il aille, proclamant qu’il est “Le Jardinier “, les gens le prennent néanmoins pour un fou, et le chassent à coups de pierre, si bien que le verger est livré à l’abandon. Les espèces qui y croissaient, privées des soins prodigués par le Jardinier, dépérissent et cessent de produire leurs fruits. Or, bien qu’il existe d’autres Tsadiqim, extrêmement grands, qui possèdent, spirituellement parlant, d’immenses richesses, au point de pouvoir, eux aussi, se vanter de vivre une “bonne existence”; les imperfections de l’humanité sont, néanmoins, susceptibles de gâter chez eux, le goût, l’odorat et les autres sens. A plus forte raison, n’ont-ils donc pas la force de réparer le monde, de lui restituer la “bonne existence”, qui aurait pu être la sienne, grâce au “Saint Verger”. Et lorsque toutes ces altérations viennent à se produire chez ces tsaddikim, ils ne leur reste plus qu'un unique remède, à savoir se rendre chez le Tsaddik "sourd" d'incommensurable niveau, dont la vie est totalement exempte du moindre manque. Il les nourrit de son pain, les désaltère de son eau, et ils y percoivent toutes les saveurs... leurs facultés sensorielles émoussées recouvrent alors une parfaite acuité. Or, de la même façon, le Tsaddik "sourd" a le pouvoir de guérir l'humanité toute entière. Il déclare ainsi à tous les hommes: "Votre existence s'est dégradée? La cause en est les mauvais traits de caractère que le "tentateur" a fait pénétrer en vous. Votre vue s'est troublée, car la vérité vous importe peu ! Vous corrompez le droit, pratiquez le favoritisme et acceptez les pots-de-vin ! Par la faute des paroles vulgaires que vous prononcez, votre sens du goût s'est détérioré, au point que tout vous semble avoir, à présent, un goût de charogne. La luxure enfin (D. préserve) a corrompu votre odorat." Et de facon véhémente, il met chacun en garde de se purifier au plus vite de toutes ces fautes. Et en lui obéissant, non seulement recouvrent-ils bientôt toutes leurs facultés sensorielles, mais encore la perception saine leur permet-elle d'identifier et de ramener le Jardinier disparu. Alors s'avancent les tsaddikim déjà mentionnés, et ils reconnaissent devant l'humanite entière, qu'aussi bien leur propre réparation que celle de tous les hommes, dépend uniquement du Tsaddik "sourd".


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      • lettre 9
        lettre 118. page 152. Tome 1.

        Au trésor de mes yeux, Monsieur Zalman Shazar, qui combat avec force, s’évertuant à acquérir la “vie Véritable”, celle du Tsadiq qui sait tirer chacun de son sommeil, et le mener - par le pouvoir de ses “récits du temps jadis” d’où les soixante-dix visages de la Torah prennent leur source - à transformer sa vie. Je te souhaite une vie paisible et heureuse. Il existe un Tsadiq qui mène une “vie véritablement bonne”, à laquelle il ne manque rien. Et il semble être sourd, car il ne veut rien entendre de la rumeur de ce monde. En effet, toutes les voix de ce monde sont imparfaites! Que fait donc chacun, sinon crier son manque ? Ainsi même, toutes les joies ne sont, en fait, que l’expression d’un manque, qui s’est trouvé, finalement, comblé. Et c’est la raison pour laquelle, ce Tsadiq est appelé sourd: ce monde ne mérite absolument pas, qu’il prête l’oreille au cri de son imperfection. Et tout son bonheur se résume, en fait, à du pain et de l’eau; mais en eux, on peut sentir toutes les saveurs, tous les parfums, voire toutes les splendeurs, goûter tous les délices de la création; au point de transformer sa vie, en une existence “véritablement bonne”, à laquelle rien ne fait plus défaut. Il existe un verger, dont tous les fruits et les autres espèces qui y sont cultivés, sont tout à fait merveilleux. Ils révèlent, en effet, en eux, toutes les saveurs, les parfums et les beautés de l’univers! Et grâce à ce verger, l’humanité toute entière pourrait bénéficier d’une existence “véritablement bonne”. Or le jardinier préposé à ce verger, est un saint Tsadiq, de niveau suprême, et il se charge de toutes les tâches requises pour son bon entretien, avec le plus grand soin. Mais, parfois, les fautes de la génération peuvent causer sa disparition. Autrement dit, la lumière de ce Tsadiq se trouve dissimulée et voilée, si bien que le monde ne mérite pas de savoir que c’est lui “Le Jardinier”, et que, grâce à son verger, tous auraient pu bénéficier d’une existence “véritablement bonne”. Et, (quoique) malgré qu’il aille, proclamant qu’il est “Le Jardinier “, les gens le prennent néanmoins pour un fou, et le chassent à coups de pierre, si bien que le verger est livré à l’abandon. Les espèces qui y croissaient, privées des soins prodigués par le Jardinier, dépérissent et cessent de produire leurs fruits. Or, bien qu’il existe d’autres Tsadiqim, extrêmement grands, qui possèdent, spirituellement parlant, d’immenses richesses, au point de pouvoir, eux aussi, se vanter de vivre une “bonne existence”; les imperfections de l’humanité sont, néanmoins, susceptibles de gâter chez eux, le goût, l’odorat et les autres sens. A plus forte raison, n’ont-ils donc pas la force de réparer le monde, de lui restituer la “bonne existence”, qui aurait pu être la sienne, grâce au “Saint Verger”. Et lorsque toutes ces altérations viennent à se produire chez ces tsaddikim, ils ne leur reste plus qu'un unique remède, à savoir se rendre chez le Tsaddik "sourd" d'incommensurable niveau, dont la vie est totalement exempte du moindre manque. Il les nourrit de son pain, les désaltère de son eau, et ils y percoivent toutes les saveurs... leurs facultés sensorielles émoussées recouvrent alors une parfaite acuité. Or, de la même façon, le Tsaddik "sourd" a le pouvoir de guérir l'humanité toute entière. Il déclare ainsi à tous les hommes: "Votre existence s'est dégradée? La cause en est les mauvais traits de caractère que le "tentateur" a fait pénétrer en vous. Votre vue s'est troublée, car la vérité vous importe peu ! Vous corrompez le droit, pratiquez le favoritisme et acceptez les pots-de-vin ! Par la faute des paroles vulgaires que vous prononcez, votre sens du goût s'est détérioré, au point que tout vous semble avoir, à présent, un goût de charogne. La luxure enfin (D. préserve) a corrompu votre odorat." Et de facon véhémente, il met chacun en garde de se purifier au plus vite de toutes ces fautes. Et en lui obéissant, non seulement recouvrent-ils bientôt toutes leurs facultés sensorielles, mais encore la perception saine leur permet-elle d'identifier et de ramener le Jardinier disparu. Alors s'avancent les tsaddikim déjà mentionnés, et ils reconnaissent devant l'humanite entière, qu'aussi bien leur propre réparation que celle de tous les hommes, dépend uniquement du Tsaddik "sourd".


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      • lettre 10
        Lettre 46. Page 34/35. Tome 2.

        J’ai aujourd’hui reçu la bénédiction de ton coeur si chaleureux. Je t’en remercie de tout mon être et remercie D... aussi. Et de la même façon qu’il s’est réjoui cette fois, puisse mon coeur se réjouir à l’avenir et mon âme exulter, en apprenant encore de si bonnes nouvelles te concernant et concernant le salut que D... t’a envoyé, dans son immense bonté. Il a envers toi accompli, d’indescriptibles merveilles, permettant que tu te lies, par des liens indestructibles, au Vrai Tsadik et à ses disciples, qui constituent la gent des véritables hommes intègres de la génération. Et là réside toute notre vitalité et toute notre espérance en cette génération. La Tsédaka (charité, justice) est une mitsva (ordonnance) extrêmement importante, équivalente à elle seule, à l’ensemble de la Torah et de ses commandements. Les disciples du Vrai Tsadik, éprouvent un amour sincère, les uns pour les autres et il est normal que les gens soient stupéfaits, par notre amour, si fort, que tous les fleuves du monde ne pourraient l’éteindre. Mille bénédictions et tous mes remerciements, du fond du coeur. Mon âme déborde de joie, lorsque je pense au salut que D... t’a accordé. Il a en effet, accompli en ta faveur, de si incroyables merveilles, dans un tel monde de mensonge, en te liant au vrai Tsadik et à ses véritables disciples, qui constituent la gent des véritables hommes intègres de la génération. Les disciples du vrai Tsadik, éprouvent les uns pour les autres, un amour sincère et il est normal que les gens soient étonnés par l’affection qui nous lie, telle que tous les fleuves du monde ne pourraient l’éteindre. Toutes mes bénédictions, tous mes remerciements et félicitations, du fond du coeur. Mon coeur déborde de joie et mon âme exulte lorsque je pense, au salut que D... t’a envoyé. De telles merveilles, dans un tel monde de mensonge. Le fait que tu te sois liés, par des liens indissolubles, avec un amour si puissant et profond, au vrai Tsadik et à ses disciples véritables; les hommes intègres de la génération. Rien au monde ne pourra éteindre un tel amour. Combien bonne est ta part, enviable ton sort, qui d’autre possède un tel bonheur ? Les hommes de vérité qui se trouvent parmi nous, disciples du Tsadik, éprouvent les uns pour les autres, un amour sincère. Et il est normal que les gens soient si étonnés, par le fait que nous partagions ce Père de tous les Sages, summum de vérité, parmi l’élite des Tsadikim. Clos, secret, dissimulé au plus haut point et qui possède la force d’annuler le Mal à sa racine; de briser l’écorce la plus dure et la plus résistante, (coriace) dans le niveau “Aman-Amalek”. Puisse ton coeur ne pas être hautain à l’égard de tes frères et puisses-tu mériter de te conduire avec droiture, charité, justice et équité, de faire preuve de discernement et d’adopter en toute circonstance, la conduite adéquate. Puisses-tu remplir ta mission envers ton peuple, avec patience, droiture, charité et justice, avec un parfait discernement, adoptant chaque fois la juste et bonne facon d’agir, et faisant preuve de toute la patience requise. Puisses-tu mériter de voir Sion et Jérusalem reconstruites, lors d’une délivrance et d’un salut authentiques, où sera soumise, puis totalement annulée et détruite la racine du mal; l’écorce “Aman-Amalek”, si résistante qu’elle semble indestructible, constituée par l’athéisme et les croyances erronées, qui ramènent le monde à l’état de néant, D... nous en préserve. Ton affectueuse bénédiction, remplie de bonté, m’a procuré une joie très profonde. Le Tsadik et le mérite de la Tsédaka, (charité) déploieront sur toi, leurs ailes protectrices, afin de te sauver de tout mal. Toutes mes félicitations, bénédictions et remerciements, Puissent Sion et Jérusalem, être rebaties de ton vivant, lors d’une véritable délivrance, qui ne dépend en fait, que de la révélation dans le monde, de la lumière du Tsadik; totalement dissimulé et secret. Puisse, lors d’une complète délivrance, la “Cité Fidèle” être réédifiée.


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      • lettre 11
        Lettre 58. Page 46. Tome 2.

        Le processus de la téchouva (repentir), se déroule selon les phases suivantes: Au début, c’est d’en-haut que l’on attire la personne; on va lui inspirer un très vif désir de se rapprocher de D... Mais ensuite, on l’éloigne et elle va traverser alors, une phase de régression, jusqu’à ce qu’elle chute en des lieux très éloignés (de la Présence divine). Il faudra dans ces moments, se renforcer et s’auto-encourager, de toutes les façons imaginables et surtout, ne pas se laisser choir totalement (D... préserve). La chute deviendra alors, le tremplin pour une nouvelle ascension; elle aura permis, de faire remonter des choses qui se trouvaient perdues et de les réinsérer dans le monde de la sainteté; leur procurant ainsi, une élévation supérieure à celle qui était la leur, initialement. Le dévoilement de la Volonté Divine dans le monde et la victoire contre l’effronterie du Serpent, qui constitue la racine du matérialisme scientifique, ne peuvent survenir que grâce au Tsadik. La complète réparation et élévation des âmes saintes qui se sont fourvoyées dans les erreurs et égarements du matérialisme scientifique, dépendent elles aussi, du Tsadik. Lorsque l’on détecte un défaut dans le peuple d’Israël et que l’on se pose en accusateur, pour le dénoncer, on peut par cela, causer un éloignement total de D... béni-soit-Il et de la sainteté. En effet, on entraine ainsi une coupure entre les jambes et la tête, c’est-à-dire que l’on crée une séparation, entre le Peuple d’Israël, comparé aux jambes et le Tsadik, qui est la tête des enfants d’Israël (øàù áðé éùøàì). Et par cela, on emplit le monde de ténèbres.


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      • lettre 12
        Lettre 112. Page 80. Tome 2.

        Tel est le principe fondamental sur lequel tout repose: Ne jamais se laisser aller au découragement, quoi qu'il puisse nous arriver. Lorsque l'on veut se rapprocher de D... et faire Teshouva (s'amender), on doit obligatoirement connaître, d'innombrables phases de chute spirituelle. Et il faudra être un véritable héros et sans cesse s'encourager de nouveau, afin de ne pas abandonner sa place, quelque soit la gravité de notre chute. Et là réside bien la clé de la réussite: Ne se laisser en aucun cas abattre et s'encourager sans cesse, quelque soit notre situation. Et l'on croira d'une foi parfaite, que la chute n'existe tout simplement pas. Car il est possible de trouver D... en chaque endroit. Même si l'on a basculé dans le pire des enfers (D... préserve), il faudra malgré tout, constamment se renforcer et ne jamais perdre courage. Car D... se trouve aussi là où j'ai chuté, comme il est écrit : "Et si je gis en Enfer, voici que Tu apparais...". Israel Dov Odesser.


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      • lettre 13
        Lettre 216. Page 151. Tome 2.

        Tout homme, qui veut sortir de son impureté, doit adopter l’attitude suivante: Penser constamment qu’il est unique au monde ! Il ne prendra en considération aucun obstacle, aucun empêchement. Tout comme cela est décrit dans le conte “Le Sage et le Simple” (neuvième des contes de Rabbi Nah’man): En effet, le “Simple” était cordonnier et il n’était pas doué, ses chaussures étaient pleines de défauts, elles avaient trois côtés... Mais lui était très fier de ses réalisations. “Combien cette chaussure est donc belle et réussie, combien est-elle douce à mes yeux, un véritable plaisir...” Se vantait-il. Sa femme le questionnait alors: “S’il en est ainsi, pourquoi donc les autres cordonniers demandent-ils trois pièces d’or pour une paire de chaussures et toi seulement une pièce et demi ?...”. Il lui répondait: “Qu’est-ce que cela peut bien me faire ? Ça c’est son travail et ça c’est le mien !...”. Et comprends bien cela: Le Simple était cordonnier et il n’était pas doué, réaliser une paire de chaussures lui prenait non seulement plusieurs jours, mais il peinait encore beaucoup...


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      • lettre 14
        Lettre 240. Page 163. Tome 2.

        Notre Maitre Rabbi Nah’man (de mémoire bénie), a déclaré: “Je n’ai rien à faire en ce monde, car en ce qui me concerne, je n’ai absolument rien à réparer. Je suis venu ici-bas uniquement, afin de rapprocher de D... béni soit-Il, les âmes du peuple d’Israël...”.


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      • lettre 15
        Lettre 298. Page 205. Tome 2.

        Tout homme, aurait-il même transgressé tous les interdits de la Thora, peut néanmoins attirer sur lui la lumière sainte de la connaissance; comprendre et connaitre D..., avoir foi en Lui, réemprunter les sentiers qui conduisent à Lui et réparer totalement ses fautes. Car le vrai Tsadiq, continue à présent encore, de veiller sur tous les pécheurs. La délivrance finale, en laquelle nous espérons tous, ne repose que sur le vrai Tsadiq, qui a atteint le degré de "Moshé-Mashia'h" et attire sur chaque homme, aurait-il transgressé tous les commandements de la Thora, des milliers de fois (D... préserve), la lumière de la connaissance, amenant ainsi chacun, à comprendre et connaître D..., à avoir foi en Lui, à se repentir et à réparer complètement tous ses péchés. Mais ce Tsadiq, est dissimulé, caché au plus haut point. Israel Dov Odesser.


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      • lettre 16
        Lettre sans numéro Page 136-137. Tome 2.

        En se rapprochant du vrai Tsadiq, on entraîne l'annulation du savoir des athés et des hérétiques qui veulent assimiler notre sainte Thora, à une quelconque étude théologique, telles qu'il en existe dans toutes les autres religions (D... préserve), et qui sont le produit de la création humaine. Aussi donnent-ils, aux ordonnances de notre sainte Thora (Mitsvot), des explications dénuées de toute valeur, tout comme si elles etaient issues de la pensée humaine (D... préserve). Mais notre Foi, n'est pas comparable aux autres religions, car notre sainte thora, ne forme qu'une entité unique avec D... béni-soit-Il; dont l'intelligence est insondable et dont les paroles, que nous avons entendu directement de sa bouche, sont éternelles. Elles alimentent continuellement en énergie, tous les univers, et se renouvellent chaque jour, à tout instant, par le pouvoir du vrai Tsadiq, qui fait pénétrer dans le monde l'accomplissement de la Thora; ce qui constitue la chose essentielle. Le Tsadiq attire sur chacun en particulier, quelque soit sa situation spirituelle, une illumination en rapport avec la racine de son âme; pour le ramener vers le bien et lui indiquer la voie à suivre, afin de réussir à se soustraire à l'emprise de son mauvais penchant, et se rapprocher de D... Beni-soit-Il. Car le Tsadiq perce de nouvelles issues, et il rouvre les anciens portiques, qu'ont batis les Tsadiqim des générations précédentes; dans le but de nous permettre de se rapprocher de D... et de le percevoir, si bien que même les pires athés finiront par revenir à Lui. Par le fait de s'être rapproché du vrai Tsadiq, on réussit à discerner les issues et à comprendre comment sortir de toutes les sortes de ténèbres, ce qui nous permet de nous améliorer. Cela nous amène aussi à l'action et à l'accomplissement de la Thora, ce qui est le principal. Car ce n'est pas la théorie, mais bien la pratique concrète, qui constitue l'essentiel. L'étude doit être envisagée en tant qu'acquisition du savoir, dans le but de transmettre et d'accomplir... Or, cette sorte d'étude visant l'action, est extrèmement dense et recquiert de celui qui y prétend, l'effort de glaner, puis d'assembler entre elles, toutes les paroles du Tsadiq, et de cheminer dans leurs voies, n'adoptant rien des doctrines étrangères, même les enseignements moraux qu'elles peuvent contenir, car ils ne possèdent pas, la force d'amener la personne à l'accomplissement de la Thora; bien au contraire, comme chacun peut s'en rendre compte. Dans le processus du Repentir, se rapprocher du Tsadiq constitue la plus haute forme de réparation. Car grâce au Tsadiq, toutes les sortes de fautes existantes peuvent être réparées, et ce, de la facon la plus parfaite, au point d'être converties en mérites. Les paroles du Tsadiq, ont le pouvoir de renforcer, de réveiller et d'enflammer le coeur des enfants d'Israël, d'une facon extraordinaire, pour l'accomplissement des mitsvot, selon les règles et dans la plus grande simplicité; telles qu’elles sont de façon explicite consignées dans la Thora écrite, ou, dans le cas ou la Thora procède par allusions, selon l'exégèse de nos maitres, transmise par nos Sages, de mémoire bénie, dont tous les commentaires et interprétations, sont enracinés dans la Thora écrite et sont indispensables.


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      • lettre 17
        Le Rav Yits'haq Yéhouda de Teplik (béni soit son souvenir) était, avant qu'il ne soit attaché a Rabbénou, une personnalité rabbinique très en vue dans de nombreuses villes, à qui les gens remettaient des pidionot (*) afin qu'il intercède en leur faveur. Pourtant, lorsque s'imposa à lui la Vérité de la voie de Rabbi Na'hman, il abandonna son mode de vie de personnage célèbre et se consacra au service divin, en toute humilité, Et malgré toutes les humiliations qu'il dut endurer ensuite de ce fait, néanmoins il ne se rétracta point. Et il parvint à accomplir un total repentir, digne en cela des autres véritables disciples de Rabbi Na'hman (béni soit son souvenir). Le simple fait d'avoir foi dans le Tsaddik et de se rapprocher de lui, quand bien même il semblerait que l'on n'ait rien recu de lui, constitue néanmoins une chose excellente. En effet, cela suffit dejà, à condition que l'on soit sincère, à anéantir notre mauvaise nature et à transmuter l'essence de notre être, en celle du Tsaddik. A un ancien disciple qui s'était ensuite éloigné de lui avant de s'en rapprocher finalement à nouveau, Rabbénou adresse les paroles suivantes: "Si des années passent sans que l'on s'élève, mais qu'uniquement l'on se maintienne au niveau déjà atteint, et même si l'on est encore pire qu'au début, le seul attachement au vrai Tsaddik, possède déjà en lui-même une valeur inestimable. Ne se trouve-t-il pas d'ailleurs parmi mes disciples, des personnes pour qui j'ignore si l'Enfer entier aurait été suffisant? Et grâce a moi, ils ont pourtant réussi à se rapprocher de D. béni-soit-Il." Je te souhaite de tout mon coeur et avec tout mon amour, réussite et bonheur. Israel Ber Odesser

        (*) Pidion: somme d'argent que l'on remet au Tsaddik, afin qu'il annule des mauvais dיcrets pouvant peser sur la personne.


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        - Albert Cohen

        Je ne veux pas être un mystique d'un amour éthéré qui, dès le début, commence ainsi. Nous sommes de pauvres êtres de nature, en fin de compte. L'attrait sexuel est une chose qui existe. (c'est, en quelque sorte - ce doit être en quelque sorte - le commencement de quelque chose qui doit changer ensuite. Et, pour employer une comparaison très triviale,c'est - comment dirais-je - c'est l'hameçon pour attirer la femme et pour que l'homme soit attiré [...]. La beauté et la grandeur, c'est que cet attrait sexuel fasse assez rapidement place a quelque chose de beaucoup plus important, au véritable amour - pas a la passion, que je déteste [...]. Seulement, O merveille ! O miracle ! Une fois que deux êtres ont été attirés par la chair, s'ils sont dignes de cela - et il y en a beaucoup - vient alors le véritable amour. Et cet amour-la, voyez-vous, est très proche de l'amour maternel et de l'amour filial, parce qu'a ce moment-la, le miracle qui peut se produire, c'est que celle qui a été au début attirée par la passion et par les charmes et les gloires de la sexualité, cette épouse, devienne a la fois la mère et la fille, et que lui, devienne, a la fois le père et le fils. Et plus que cela, qu'elle devienne aussi la sœur et le frère et l'ami (l'ami sans « e» a la fin). C'est ce que je souhaite au plus d'hommes possibles. Je sais l'importance de la sexualité. Mais que la sexualité fasse le plus vite place a autre chose… (Extrait d'un entretien lors émission consacrée a Albert Cohen par la télé suisse romande, Janvier 1974)


        - Henri Baruk

        Interview d'Henri Baruk

        Le Tsedek - Introduction du livre: Tsedek, droit hebraique et science de la paix (editions Zikarone)

        Notre époque est incontestablement marquée par le déclin de la religion, du moins des grandes religions traditionnelles monothéistes issues de la Bible hébraïque. A vrai dire, ce déclin ne correspond pas a un vide, mais a un remplacement des religions monothéistes par d'autres religions. Comme l'a souligne Moore (de Cambridge) (1), un athée ou un incroyant des périodes antérieures a la notre, même du début du XXe siècle, était bien différent de beaucoup d'hommes modernes actuels. Tout en niant le Principe divin, ces athées restaient néanmoins imprègnes de principes moraux introduits par le monothéisme. S'ils n'étaient pas croyants, ils restaient humanistes. Ce fait a été bien illustré par le mouvement de laïcité qui s'est développé en France sous la troisième République, mouvement qui visait plus a combattre le cléricalisme que les principes moraux fondamentaux du monothéisme.

        Actuellement, les principes moraux fondamentaux: sont non seulement combattus mais parfois complètement annihiles. La vie en société nécessite des sacrifices réciproques. Les désirs des uns ne peuvent être satisfaits que s'ils ne nuisent pas aux autres. On doit donc être capable de refréner certains désirs pour ne pas faire du mal aux autres. Le refus de tout frein entraîne évidemment une guerre généralisée car il entraîne des ripostes.

        Cette conception de l'absence de frein est issue en partie de l'interprétation de la psychanalyse qui a introduit l'idée de la maladie par refoulement.

        (1) Moore - La crise de l'adolescence en Angleterre. Annales Moreau de Tours Tome IV P.U.F. 1969.

        De cette idée, on est passé a la notion du danger de tout frein, dans une sorte d'attitude de libération absolue. On croit' ainsi que la libération absolue entraîne automatiquement le bonheur. C'est la conception développée notamment par le philosophe Marcuse. Une. telle orientation a naturellement beaucoup de succès auprès notamment de la jeunesse, mais déjà les résultats se sont avèrés tout a fait différents de ce qu'on en attendait.. Un certain nombre de jeunes gens, mettant a exécution cette orientation, ont proclamé et exigé la satisfaction intégrale de leurs moindres désirs. Les parents influencés aussi par ce même courant se sont inclines et ont renoncé a toute éducation. Les jeunes gens ainsi orientes échouent naturellement a leurs examens et dans; leur formation professionnelle. Ils se livrent sans retenue à la satisfaction illimitée de leurs instincts, notamment de leur instinct sexuel. Apres un nombre considérable d'aventures, ils deviennent blasés, dégoûtés de tout, indifférents a leurs proches, d'un égocentrisme extrême et de plus en plus mécontents et revendicateurs. Ils forment alors une masse utilisable pour les meneurs de révolutions et ils sont pratiquement exploités en vue de subversions violentes.

        Cette attitude d'esprit entraîne, outre les revendications a outrance, un affaiblissement ou une disparition des sentiments affectifs et moraux et parfois des lames de fonds impulsives qui, dans certains cas, peuvent aboutir a ce que nous avons décrit sous le nom de «schizophrénie morale ». Il s'agit donc d'une maladie mentale consécutive, non au refoulement, mais a l'inverse, c' est-à-dire a l'absence de frein.

        Par ailleurs, la notion du complexe d'Oedipe de la psychanalyse a introduit des interprétations familiales et sociales graves. Ce complexe, qui aurait été emprunté a tort ou a raison par Freud, a certains usages attribués a des peuples sauvages de l'Afrique, consiste dans la haine du fils pour le père, dans le meurtre du père par le fils et dans l'inceste du fils avec sa mère. Une telle notion a entraîne par des développements successifs, non seulement le mépris du père, mais le mépris du maître, le mépris de toute autorité et le mépris de D...

        C'est la devise «ni Dieu, ni maître» ou encore celle de « ni foi ni loi ». Il en résulte bien entendu une modification considérable du comportement : les sujets imprégnés d'une telle doctrine, tout en méprisant leurs parents ou leurs maîtres, exigent cependant d'être aidés par eux tant qu'ils en ont besoin, quitte a les piétiner ensuite. C'est une sorte de «muflerie organisée », qui s'accompagne de menace et de chantage grandissant et qui, diffusée dans les masses, entraîne des entreprises redoutables de subversion. Il s'agit la d'un développement d'attitudes psychologiques rappelant celle des paranoïaques avec leurs redoutables conséquences. La libération totale des instincts entraîne, non seulement la ruine de la famille et de la société mais encore l'extension des perversions sexuelles notamment celle de l'homosexualité. Cette perversion ne touche habituellement qu'un nombre limité de sujets. L'attitude classique consiste ales considérer comme des sortes de malades et a viser a les soigner en vue de les ramener a la normale.

        La psychanalyse a changé cette orientation en établissant la primauté absolue du désir normal ou anormal. Elle renonce donc d'avance a traiter les homosexuels et, par la même, les encourage plutôt a persévérer. Mais cet encouragement entraîne ensuite un développement considérable de l'homosexualité car elle favorise la propagande des homosexuels auprès de sujets sains qui sont en quelque sorte contaminés. Il peut en résulter des transformations graves de la société car l'extension de l'homosexualité peut entraîner des réactions agressives. En tout cas, une telle évolution jointe "aux phénomènes que nous avons étudiés plus haut, tendrait si elle se développait a ramener l'esprit des sociétés qui en seraient atteintes, a celui de Sodome et Gomorrhe.

        Enfin, la conception qui consiste a tout centrer exclusivement sur l'instinct, non seulement tend a ramener l'homme a l'animalité, mais encore a tout interpréter dans le sens exclusif de la satisfaction d'un désir. Il en résulte une perturbation grave du jugement du juste et de l'injuste. Imbus d'un tel fil directeur, les partisans d'une certaine philosophie dérivée de la psychanalyse tendent a expliquer le chagrin de quelqu'un qui a perdu un Cire dIer par le désir inconscient de la mort de cet être cher, les souffrances d'individus, de peuples victimes de l'oppression, par le désir inconscient d'être victimes, ce qui aboutirait a l'idée d'imaginer une sorte de consentement, de lien entre les victimes et leurs bourreaux. Une telle interprétation, d'ailleurs gratuite et sans preuves, revient en définitive a accuser les victimes et a justifier les bourreaux. Cette orientation a inspire en partie la doctrine de la victimologie de Mendelsohn et celle d'Ellenberger.

        La psychanalyse est partie de recherches médicales et visait au début au traitement des névroses, mais elle a quitté ce terrain pour aborder la philosophie de la vie, de la société, de l'éducation, de l'art et, comme l'a souligne le Pr. Percival Bailey (de Chicago), elle est devenue un mysticisme et une religion. De notre cote, les recherches que nous avons faites sur Freud, a la suite notamment du remarquable livre de Dorion et des lettres de Freud écrites a la fin de sa vie a Dorion (1), nous ont fait comprendre pourquoi Freud s'est attaqué a Moise et au monothéisme.

        (1) Israel Dorion, Haich Moche -1 vol. Edition Massada Jerusalem annee. 5706.

        Nous avons retrouve dans certains termes utilisés par Freud les termes mêmes des adeptes du Veau d'or révoltées contre Moise (1-2) et cela nous a permis de classer la religion freudienne dans le cadre d'une résurrection du paganisme et de l'idolâtrie en vue de la destruction du monothéisme hébreu et par conséquent également des religions qui en sont issues (Christianisme, Islamisme). La religion issue de la psychanalyse révère comme dieu l'instinct de plaisir, notamment l'instinct sexuel, et par la se rapproche des anciennes idolâtries d'Astarté, etc... Elle comporte un dogme et des rites qui donnent une place a l'occultisme et aux mystères caches. Elle dépossède l'homme de sa responsabilité, et de son jugement du bien et du mal pour en faire le jouet de ses désirs inconscients (3). Sans doute Freud lui-même a-t-il au début voulu libérer l'être humain de désirs inconscients néfastes et a-t-il essayé de sublimer, c'est-à-dire de spiritualiser, ces désirs refoules hypocritement par une société trop répressive. Cette voie était utile jusqu'a un certain point, mais elle devait être utilisée avec prudence et de grandes précautions. Si certaines psychanalyses au début soulagent le névropathe en lui permettant d'extérioriser ses conflits, la prolongation de la psychanalyse l'aggrave en créant de nouveaux conflits et en minant sa volonté et la force de sa personnalité.

        En le repliant indéfiniment sur lui-même, elle lui confère un tour égocentrique, pessimiste et parfois désespéré, et surtout une attitude continuelle de suspicion et d'interprétation donnant aux hypothèses interprétatives non vérifiées force de loi comme nous y avons insisté (3). En tout cas la voie ouverte par Freud a été encore agrandie et déformée par ses successeurs avec les conséquences que nous avons rappelées plus haut.

        (1) Voir la Net numero 31, Juillet- octobre E966.
        (2) Voir Nouvelles recherches sur Freud et la psychanalyse, Soc. Med. psychol. 25 mars 1968, Annales medicopsychologiques n° 4, pp. 595 a 599.
        (3) De la psychanalyse a la chitamnie. Le problème des psychothérapies. Entretiens de Bichat médecine 1965. L'expansion scientifique française Editeur.

        1l n'est pas étonnant que Freud ait été opposé a !'évolution religieuse de l'humanité et qu'il ait qualifie la religion de névrose et la célèbre formule de Moise " Tu aimeras ton prochain comme toi-même" de " credo quia absurdum" (1).

        La doctrine psychanalytique fait d'ailleurs partie d'un ensemble de conceptions modernes inspirées du pessimisme et du désespoir. On peut rappeler a ce sujet la doctrine du fatum qui marque l'existentialisme, doctrine qui s'exprime encore dans l'oeuvre de Binswanger, en revenant a la tragique fatalité des Atrides. D'ailleurs Freud lui-même a invoqué dans son oeuvre beaucoup de souvenirs de la mythologie grecque. Les guerres successives qui ont désolé l'humanité ont déterminé des courants philosophiques de désespoir exprimes notamment en Allemagne dans l'oeuvre de Klages qui, parlant de la caractérologie, exaltait la destruction du monde comme Néron vibrant a l'incendie de Rome. Les guerres ont abouti a des luttes de générations et a une crise générale de la civilisation occidentale, crise qui s' est répercutée sur le monde entier et dont le symptôme le plus grave a été l'hitlérisme avec la profusion de crimes qui en est résulte, le génocide et le racisme qui a allume ensuite des révoltes et des guerres raciales dans le monde entier.

        Ce désespoir, générateur de crimes, de guerres et d' horreurs de toutes sortes, a sa source dans la carence d'une foi réelle et d'un but élevé. Une telle carence entraîne le déchaînement sans limites des instincts, non seulement de l'instinct sexuel mais encore de l'instinct de puissance et de la revendication systématique.

        Il importe maintenant d' envisager les causes de cette carence et ceci nous amène a étudier le problème de la religion dans le monde moderne.

        (1) Freud. Malaise dam la civilisation.

        Précisément, le rôle de la religion est de donner a l'humanité ce but, cet idéal, et d'humaniser l'homme. La religion a-t-elle atteint ce but?

        Il faut, pour le comprendre, rappeler quelques données historiques. Tout d'abord, c'est une grande erreur comme on le fait trop souvent, d'envisager la religion comme un tout, car il y a aux moins deux grands types de religion complètement opposés. Cette opposition se traduit dans la conception du sacré. Pour les religions païennes anciennes, le sacré traduit le sacrifice d'êtres humains offerts en holocaustes, et en boucs émissaires pour payer les fautes des autres. Les innocents dans cette optique sont sacrifiés pour les coupables. C'est donc d' abord une monstrueuse injustice. Ensuite ces sacrifices donnaient lieu a des meurtres horribles décrits par Frazer, meurtres qui ont eu lieu dans toute l'Antiquité païenne et ont persisté même longtemps après.

        Ce courant du paganisme et des sacrifices humains a été brise par Abraham l'Hébreu, qui a été l'initiateur du monothéisme hébreu. Ce monothéisme a d'abord supprimé les sacrifices humains pour les remplacer par des sacrifices d'animaux. L'animal remplace l'homme pour le sacrifice. Cette notion bien que très ancienne reste d'une puissante actualité a notre époque. En effet, après la médecine criminelle des nazis et le retour a l'expérimentation sur des hommes sacrifies a la science, le corps médical dans tous les pays a discuté la notion de cette expérimentation. Les uns, revenant a l'ancien paganisme, n'hésitaient pas a proclamer la nécessité de sacrifier des êtres humains sains au progrès de la science. Les autres, restant fidèles a Abraham, étaient indignés par cette conception et estimaient que seul l'animal pouvait être utilisé pour l'expérimentation avec encore des précautions et des ménagements pour eviter la souffrance. C'est la une ligne de clivage essentielle entre le monothéisme et le néo paganisme moderne. La révolution opérée par Abraham, Isaac et Jacob, complotée ensuite par Moise renversait complètement la notion du sacré. Le D... d'Abraham, d'Isaac et de Jacob protége l'innocent et ne peut admettre qu'un innocent soit sacrifié pour un coupable. Une telle action violerait un principe essentiel, fondement du monothéisme hébreu, le tsedek et la tsedakah, c' est à dire la justice- charité, laquelle repose sur l'identification de l'homme a. son prochain et qui prescrit de considérer les autres comme soi-même. C'est le fondement d'un monde juste, (tsadik) opposé ci un monde méchant (racha). Toutefois, ce monde juste suppose des sanctions pour éviter que les justes, les innocents soient sacrifiés aux méchants. Le D... d'Abraham, d'Isaac et de Jacob a pour fonction de faire payer les méchants après qu'ils ont cru réussir dans leurs mauvaises actions. lis doivent se retrouver un jour, s'ils restent insensibles aux avertissements répétés et a. toute adjuration, dans la situation ou ils avaient placé leurs victimes. C'est la loi "Midah kenegued midah ". "mesure contre mesure" en un mot la célèbre loi du Talion, conçue comme une défense de l'amour de l'homme.

        Ces notions supposent une organisation rigoureuse de la justice, l'interdiction du présent corrupteur (cho'had) l'intégrité des juges qui doivent être courageux, incorruptibles, et qui doivent vénérer la vérité car la justice se fait devant D... et la paix est liée a. la justice.

        Sans entrer ici dans tous les détails de la Loi de Moise, de la Torah, nous rappelons l'esprit qui ['anime et ce qu' on peut appeler le "Sacré" hébreu: non seulement la vie de l'homme est sacrée, mais encore D... protége particulièrement la veuve, l'orphelin, l'étranger, tous ceux qui sont dans une situation d'infériorité.

        C'est exactement l'inverse de certaines lois d'animalité étudiées par les vétérinaires et reprises par les hitlériens qui consistent a exterminer les faibles, les malades, etc... (1).

        Ainsi l'humanité s'oppose a l'animalité féroce, le respect de la vie au mépris de la vie.

        Une telle loi aurait pu conduire l'humanité a la paix. Malheureusement son application s'oppose a la méchanceté et a l'animalité puissante dans l'homme. Les fauteurs d'injustice et les bourreaux se soulèvent bien entendu contre une loi juste et ne peuvent la supporter. Les gouvernements sont trop souvent pusillanimes devant la force et la menace, et c'est ainsi qu'a la justice-charité, au tsedek, on a substitue une bonté faible qui côtoie facilement la lâcheté. Dans cette optique, au lieu de considérer différemment, suivant la Voie d'Abraham, les justes et les méchants afin, sans se venger de ces derniers, de les empêcher de se livrer a leurs mauvais desseins et de condamner des le début avec franchise et courage ces mauvais desseins, on considère de la même façon les justes et les méchants, les victimes et les bourreaux et on demande aux premiers de faire les sacrifices pour apaiser les seconds. Cette étrange façon de pratiquer la charité, renverse l'ordre du monde et, sous couvert de la charité, introduit la pire injustice qui consiste a sacrifier les victimes pour les livrer a leurs bourreaux. Ceux-ci sont naturellement momentanément apaisés mais aussi encouragés a renouveler et a développer leurs forfaits, jusqu'au jour ou les victimes s'organisent a leur tour pour se venger de leurs bourreaux et se transformer a leur tour en bourreaux. Ainsi ['on passe de l'injustice par faiblesse a l'injustice par violence et a la subversion.

        (1) Voir a ce sujet l'article du professeur M. Fontaine (de l'Ecole Vétérinaire d'Alfort). Sociobiologie des volailles. Annales de thérapeutique psychiatrique publiées sous l'égide de la Société Moreau de Tours. Tome III. Presses Universitaires de France 1967 p. 172 et suivantes.

        Le cercle des vengeances est ouvert alors et se renouvelle sans cesse.

        Les organisations internationales comme les gouvernements prennent alors l'habitude de refuser d'écouter les plaintes justes et ne veulent pas se laisser émouvoir par les cris des victimes mais s'inclinent devant toute menace, préférant se couvrir d'un pseudo-pacifisme lO.cheet hypocrite qui entraine ensuite la succession .tes revendications et des revolutions.

        Tout est alors subordonné a l'action de la force seule, indépendamment de ce qui est juste. C'est exactement l'antipode du tsedek. Devant les effroyables résultats de cette méthode, les hommes perdent toute foi dans la morale et dans la justice, et prennent une attitude cynique sans foi ni loi comme celle que nous avons étudiée au début de ce travail. Il en résulte un désespoir profond avec le développement de cette idée que la morale ne sert a rien et que le champ est libre pour toutes les violences, les menaces, le chantage et le mépris de l'homme. De plus, les progrès énormes réalisés dans le domaine de la technique qui augmentent la puissance de I'homme, donnent a ce dernier un sentiment agressif d' orgueil, sentiment qui s' était déjà développé au XVI" siècle après les Grandes Découvertes dans la période du culte de la "Virtu" et qui se développe de façon encore plus grave dans notre époque. Ainsi s'explique le déclin de la religion, déclin favorisé également par les abus de !'intolérance et du fanatisme, les souvenirs de l'Inquisition et des guerres de religion.

        Au moment ou tous ces abus sont pratiques, on ne pense pas a leurs suites. Par contre I'étude objective de l'histoire des peuples, comme celle d'ailleurs de l'histoire des individus, montre que si les abus paraissent au début réussir ils sont ensuite sanctionnés, ce qui montre qu'il existe en fin de compte, une justice qui rémunère les actions. Les actions injustes sont alors suivies de catastrophes, mais ceux qui ne veulent pas remonter aux causes voient dans l'histoire une suite de catastrophes sans causes et par conséquent estiment qu'il n'y a pas de lois, ni de justice, et qu'il n'y a qu'a se laisser aller a tous ses désirs et a agir de façon cynique et sans scrupules. L'homme est alors divinisé et D... oublie ou supprime. Telle est l'histoire de la crise de notre époque.

        Il faut maintenant envisager les remèdes a cette situation. Pour subsister et pour reprendre l'action moralisatrice indispensable a la vie de l'humanité, les grandes religions doivent être repensées et réorganisées.

        Tout d'abord les grandes religions monothéistes issues de la Bible se trouvent maintenant en face d'un néo paganisme moderne qui ne vise a rien de moins qu'a leur destruction. D'autre part, le monothéisme, pour reprendre sa place, doit se modifier et se transformer. Dans quel sens doit s'opérer cette transformation ? Certains pensent que cette transformation doit Se faire par des concessions, des mixtures et des compromis. Or les mélanges et les compromis ne font qu'accentuer les processus de décomposition. La vraie voie est donc d'approfondir sa propre doctrine, de la purifier des scories qui l'ont altérée, mais surtout d'en perfectionner l'application afin d'en montrer les résultats. Or "le monothéisme hébreu suppose avant tout l'exemple par les actes et par la droiture de la conduite. De plus la législation sociale Biblique permet seule de combiner les avantages du socialisme et du capitalisme tandis que le premier seul tarit les sources de la richesse et que le second seul, aboutit a l'exploitation de l'homme.

        Mais il faut a notre époque franchir une étape de plus sur laquelle nous avons insisté dans nos deux ouvrages l'un sur la psychiatrie morale (1), l'autre sur la Civilisation hébraïque dans notre rapport au Congres d'Edimbourg (2) ainsi que dans notre livre. «Le monothéisme devant la science» (3) et dans notre ouvrage sur la «civilisation hébraïque et la science de l'homme (4) ainsi que dans l'ouvrage «Confrontations with judaïsme» (5). Cette étape c'est la transformation de la religion en science et en science expérimentale. C'est la formation d'un monothéisme scientifique expérimental. Ce monothéisme scientifique expérimental commence par étudier dans la vie pratique et en sociologie les relations qui existent entre une conduite tsedek et la paix. Nous avons rapporté aussi bien dans la vie civile que dans la vie militaire des pacifications étonnantes, d'allure parfois miraculeuse, opérées par cette méthode. Mais la méthode nécessite une grande expérience, une inlassable patience, et une foi suffisante pour persévérer. Elle présente aussi des techniques spéciales que nous avons mises au point d'une part par notre test tsedek (6), d'autre part par nos études sur la critique et la vérification des témoignages, vérifications que nous considérons comme le fondement essentiel des sciences de l'homme, ainsi que par nos études sur la fusion du droit et de la morale, en confrontant notamment notre expérience avec les études déjà très avancées de la Michnah.

        (1) Psychiatrie morale experimentale. 1 vol. presses universitaires de France. V Ed. 1945. 20 Ed. 1950.
        (2) The second Mary Hemingway Rees Memorial lecture. World Federation for mental health. Edinburgh 1960 Ed. 19 Manchester Street London W1.
        (3) Le monotheisme devant la Science. 1 vol. Ed Synthesis Geneve 1959.
        (4) La civilisation hebralque et la science de l'homme. 1 vol. Ed. Zikarone. Paris 1965
        (5) Confrontations with Judatsm. Ed. by Philip Longworth Anthony Blond. 1 vol. 231 11.56. D'Ju'1hty Str. London WC 1.
        (6) H. Baruk et Maurice Bachet. Le test tsedek, le 1ugement moral et la delin7w:mce. 1 vol. pnsses Universitaires de France 1950. Voir auparavant H. Baruk et Mile Ribiere. Presentation d'un test tsedek. Annales med. psychol. n° 4 novembre 1947.

        Le passage de la religion a la science élimine automatiquement toute intolérance, toute concurrence entre les religions, toute pression de propagande par le devoir de se soumettre au contrôle et a la vérification des faits et de se plier au contrôle de la vérité. Toutefois le fait d'accepter de se soumettre a la vérité, fondement essentiel de toute science, suppose une croyance dans l'existence même et dans la force de la vérité. C'est ce qu'exprimait le grand neurologiste et le rigoureux homme de science qu' était Babinski lorsqu'il disait "Nous sommes tous au service de la vérité" (1).

        Dans cet état d'esprit, on devrait voir cesser les pressions des propagandes qui se figurent naïvement que la force crée le droit et que la conquête de nombreux adhérents aboutit au succès et créerait la vérité. Ceux qui pensent ainsi oublient que si le faux parait triompher au début, il finit ensuite par s'effondrer et par disparaître "comme le foin coupé" comme dit le Psalmiste "Un homme borné et un imbécile ne peut comprendre que les méchants foisonnent comme de l'herbe pour disparaître a tout jamais".

        L' enseignement de la jeunesse consiste a former les élèves et les étudiants a l'honnêteté dans la recherche, a la citation des sources, a la soumission au contrôle et a la vérification,a la soumission a la vérité et a la modestie au lieu de s'entraîner dans la récrimination et dans la revendication sans fin appuyée au besoin par la menace. Quant au devoir des pouvoirs publics, il est aussi de s'entraîner a la soumission a la vérité, de s'incliner devant ce qui est juste mais de ne pas se soumettre devant la menace du grand nombre pour des fins injustifiées en se rappelant le verset « tu ne suivras pas la multitude pour faire le mal ~, faute de quoi les sociétés sont corrompues par la démagogie et sont irrévocablement menacées de destruction.

        (1) Nous tenons également ici a rendre hommage au grand neurologiste Italien le Pr Neri (de Bologne) que nous avons bien connu et qui etait un grand ami de Babinski.

        En conclusion, la Science du tsedek représentera non seulement la science de l'homme de l'avenir mais encore la religion de l'avenir. Dans ce temps ou la religion, au lieu d' être un idéal et parfois une évasion de la réalité, sera la science du juste, science vérifiée par ses applications pratiques et par l'expérience. La religion identifiée a la science sera alors l'objet non d'une simple foi aveugle, affirmée, ou intolérante, mais d'une certitude scientifique indiscutable. En ce temps la, les hommes au lieu de s'obstiner a tourner et a violer les principes qui commandent les relations interpersonnelles et a cultiver la mauvaise foi, le mensonge et l'oppression, respecteront la science du Juste et cette science appliquée constituera la science de la Paix. C'est alors que le D... d'Abraham, d'Isaac et de Jacob au lieu d'être rejeté au ciel descendra sur terre pour y faire régner la vraie paix, but final de l'évolution de l'humanité. C'est la la réalisation de la période messianique prévue par les Prophètes d'Israel (1).

        (1) Au terme de cette introduction, nous devons exprimer nos vifs remerciements d M. Weisengrun pour son enseignement hébraïque et I'étude des textes, a M. Le Rabbin Schwartz qui a revu les épreuves de cet ouvrage avec tant de patience et de dévouement, ainsi qu'a M. Harboun qui s'est occupe de l'Edition Zikarone.















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